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Lors de toute opération de croissance externe, de financement ou de restructuration, le bilan constitue le point d’entrée incontournable pour apprécier la solidité d’une cible. Une étude rigoureuse des postes d’actif et de passif permet de déceler les risques cachés et d’identifier les leviers de création de valeur. Cet article propose une démarche pas à pas, illustrée d’exemples concrets et d’outils pratiques, pour exploiter pleinement le bilan dans le cadre d’une due diligence financière.
La due diligence financière vise à vérifier la fiabilité des comptes et à mettre au jour les passifs potentiels. Elle intervient en amont des signatures pour sécuriser l’acquéreur et optimiser le prix. Le bilan, document synthétique et normé, offre un panorama chiffré de la situation patrimoniale et économique.
Dans une opération de croissance externe ou de financement, l’analyse approfondie du bilan permet non seulement de déterminer précisément la valeur intrinsèque d'une entreprise, mais aussi de détecter les risques financiers potentiels. Cette étape cruciale permet à l'acquéreur ou au financeur de sécuriser son investissement et d’ajuster ses conditions selon :
Que ce soit lors d’une acquisition, d’un refinancement bancaire ou d’un plan de sauvegarde, la due diligence éclaire les négociations :
Le bilan rassemble :
Son équilibre entre ressources et emplois traduit la solvabilité et la liquidité de l’entreprise à un instant donné.
L’approche proposée se décompose en trois grandes phases :
À l’issue de l’analyse, l’objectif est de :
La due diligence financière a pour but de valider la fiabilité des comptes et de mesurer les risques :
Plusieurs acteurs interviennent :
La confidentialité est assurée via un accès sécurisé à la data room, où chaque document est classé selon son importance.
Le processus se décline en trois étapes :
Pour garantir une revue exhaustive :
Avant toute analyse :
Quelques supports clés :
L’actif circulant comprend les éléments convertibles en trésorerie à court terme. Voici les principaux points de vigilance :
Trésorerie et équivalents de trésorerie
Créances clients
Stocks
L’examen des immobilisations porte sur leur valeur comptable, mais aussi leur valeur économique :
Immobilisations corporelles
Immobilisations incorporelles
Participations et titres
Les dettes financières doivent être détaillées pour éviter les surprises post-transaction :
Les retards de paiement ou les escomptes non pris sont des indices de tension de trésorerie :
Il convient de :
Cette rubrique recèle souvent des passifs latents :
Examiner :
Analyser la politique de distribution :
La stabilité ou la croissance du dividende peut influencer l’attractivité de l’opération pour l’acquéreur.
Les capitaux propres servent de base au calcul de la venture equity ou de l’équity value, ajustée des dettes nettes.
Gearing (dettes nettes / capitaux propres) : un ratio supérieur à 1,5 peut alerter.
Debt-to-equity : plus il est bas, plus l’entreprise est considérée comme saine.
Current ratio (actif circulant / passif courant) : idéalement > 1,2.
Quick ratio ((actif circulant – stocks) / passif courant) : un indicateur de liquidité immédiate.
Rotation des stocks : turnover annuel, à comparer avec la moyenne sectorielle (généralement 4 à 8 selon l’industrie).
DSO (Days Sales Outstanding) : nombre de jours de ventes clients non recouvrées (objectif < 60 jours).
ROE (Return on Equity) : un ratio médian de 12 % est souvent recherché par les investisseurs.
ROA (Return on Assets) : mesure l’efficacité des actifs, un bon indicateur de performance opérationnelle.
Marge opérationnelle : idéale entre 8 et 15 % selon le secteur.
Comparer les ratios avec des panels de pairs pour détecter les anomalies.
Attention aux :
Stocks et provisions peuvent être sur- ou sous-estimés selon la méthode choisie.
Élaborer une « red flags list » hiérarchisée selon l’impact financier potentiel.
Remplacer des emprunts coûteux par des lignes moins chères ou des financements mezzanine.
Mutualiser les achats, redéployer les capacités de production pour réduire les coûts fixes.
Exploiter les dispositifs de régime mère-fille, les amortissements fiscaux et crédits d’impôt recherche.
Proposer des retraitements IFRS, le recalcul du BFR normalisé, la provision pour risques ajustée.
Classer chaque point selon sa criticité (faible, moyen, élevé) et son impact financier estimé.
Une road-map visuelle facilite la prise de décision : échéancier des ajustements, responsabilités et jalons clés.
Au-delà de la signature, le suivi des ajustements budgétaires et la mise en place des recommandations facilitent l’intégration de la cible. Une revue trimestrielle des indicateurs financiers permet d’en mesurer l’efficacité opérationnelle et d’ajuster la stratégie de création de valeur. L’approche rigoureuse du bilan initiée en due diligence devient ainsi un véritable outil de pilotage pour accompagner la croissance et garantir un retour sur investissement optimal.